Création et manipulation d’ombres découpées. Cette étape facilite la prise de conscience des différents effets souhaités au plan corporel.
Avantages : Changement de taille selon la position en référence à la source lumineuse et large implication de l’oral dans le jeu des marionnettes.
Précisions :
- Les silhouettes : Manipulées verticalement.
- Source lumineuse : Ampoule pendue à un fil ou lampe de chevet.
- L’écran : Base (en carton ou bois léger) située à quelques centimètres au-dessus de la tête.
Etape N°2 :
Ombres corporelles : Exploration motrice libre face à une source lumineuse et contre un mur.
- Découverte libre.
- Rencontre avec l’ombre.
- Prise de conscience du double de mon corps.
La transformation de l’ombre est abordée dans le cadre de jeux libres, repris et affinés selon le thème développé avec les enfants (Ombres portées sur un mur). Les inter-actions se complexifient progressivement, dans le but d’exploiter de nouveaux champs de signification. Dans cette dynamique, soulignons l’importance à ce que les spectateurs (enfants futurs acteurs) voient en alternance les effets produits et la manière de jouer des acteurs (dialectique permanente entre réalité et imaginaire).
- Objectifs :
o Perception de l’espace de jeu.
o Perception de soi.
o Mise en jeu de son imaginaire par l’exploration motrice.
Etapes N°3 : Rencontre avec l’ombre.
- Les différentes relations :
o Relation au Corps propre :
§ Intégration de la dissociation segmentaire.
§ Mise en place de situations globalisantes (danser avec tout son corps, danser ensemble en se donnant la main, danser comme l’ombre).
§ Dissocier : Rythme, Appuis, Posture (attitudes) et Amplitude.
o Relations aux objets :
§ Taille des objets.
§ Rencontre corps/objet et objet/objet.
- Exploration de l’espace (va et vient du mur à la source lumineuse)
- Exploration de la source lumineuse.
o Essai de maîtrise de la lumière (attraper la lumière).
o Eclairage de près du visage, des pieds, des mains.
- Les enfants marquent des poses et s’observent; l’occupation de l’espace devient + précise.
- Les enfants jouent du lien entre la source lumineuse, le mur et leur corps.
- L’ombre = Image de soi : L’enfant observe plus => Temps de fascination et de saisissement.
- Jeux de reconnaissance d’ombres pour assurer l’identité de chaque enfant au sein du groupe.
Etapes N°4 : Mise en place d’actions qui vont préfigurer l’émergence du symbolique.
Découvertes des effets :
- Le gigantisme (symbole de puissance et de domination : Ogre, King-Kong…)
- L’homme qui rétrécit (symbole de faiblesse)
- Les différentes dormes de dédoublement.
o Double-reflet [image de soi = Acceptation et reconnaissance de son identité],
o Double-négatif de l’apparence [face cachée d’une personnalité, illustrée par la métamorphose],
o Double-partenaire [source d’effets comiques quand le double échappe à tout contrôle]
- Capacité à comprendre et dissocier :
o Imaginaire : Ex : Je suis un personnage gigantesque
o Réalité : Mon corps doit se situer à telle distance de l’écran pour produire cette image
o Symbolisme : Mon désir d’être grand peut se jouer dans une narration aux spectateurs
- Références aux contes (le loup qui jaillit de l’ombre…, disparition, apparition…)
- Moment où l’enfant différencie ce qui est agi (derrière l’écran) de ce qui est vu par les spectateurs.
- L’attention est portée sur les signifiants de la communication non-verbale (gestes, attitudes, mimiques) et la communication verbale (conseils, proposition)
Etapes N°5 : Emergence du symbolique et de la fonction poétique.
- Recherches sur les signifiants de la communication verbale et non-verbale
o Diversifier la gestualité pour illustrer des personnages et les mettre en action
o Les personnages entrent en relation
§ Mini scénario (ex : Un cow-boy caché derrière un rocher (enfant) tue un bandit)
o Réorganiser les actions en fonction de l’effet produit (visualisation et correction)
o Dialogues Acteurs-Spectateurs : Les spectateurs reconnaissent les personnages, décodent un mini-scénario, donnent des conseils, et jouent avec les personnages.